Opus Haute Définition e-magazine

Giuseppe Verdi

La Traviata

Dresdner Philharmonie. Daniel Oren (direction)

Pentatone PTC 5186 956, Bertus

2 Super Audio CD hybrides stéréo/multicanal

Une Traviata en SACD, après celle de Carlos Kleiber, voilà qui titille l’esprit. L’oeuvre verdienne se décline en trois actes et fut quelque peu chahutée lors de la première, comme le disent Harold Rosenthal et John Warrack. "Le fiasco initial de l’œuvre, même dû essentiellement à une mauvaise interprétation sanctionna la surprise des auditeurs devant un Verdi parlant un langage absolument nouveau, quittant toute référence historique pour s’attacher essentiellement à la peinture d’un caractère de la vie quotidienne porté à la dimension du mythe, et écrivant une musique toute de nuances, qui tourne sans cesse autour du pivot d’un seul leitmotiv aux multiples facettes". L’enregistrement, en stéréo et multicanal, qui nous occupe ici propose, dans le rôle titre, la soprano Lisette Oropesa, le ténor René Barbera dans celui d’Alfredo Germont et le baryton Lester Lynch dans celui de Giorgio Germont, pour ne citer que les principaux protagonistes. Le Dresdner Philharmonie est placé sous la direction de Daniel Oren, aux respirations bienvenues. Bref, tout cela est très honnête sans bouleverser une discographie pléthorique avec, notamment, des voix inatteignables aujourd’hui, comme dans la version précitée dirigée par Carlos Kleiber.

Jean-Jacques Millo

Visuel