Opus Haute Définition e-magazine

Mahler. Brahms. Martin

Auf jenen Höh’n (...vers ces sommets)

Hanno Müller- Brachmann (baryton-basse). Hendrik Heilmann (piano)

MDG 908 2231.6, Socadisc Distribution

Super Audio CD hybride stéréo/multicanal

Le thème de la mort est au cœur de ces cycles de lieder célèbres. "Kindertotenlieder" de Gustav Mahler (1860-1911) ouvre le programme. "Dans cette œuvre, l’art permet à Rückert de sublimer sa douleur après la mort prématurée de trois de ses six enfants, nous apprend Thomas Seedorf, au fil de quatre-cents poèmes qui font des Kindertotenlieder la "plus magnifique lamentation de la littérature mondiale" (Hans Wollenschläger) ". Vient ensuite "Six Monologues de Jedermann" du compositeur suisse Frank Martin (1890-1974), qui disait : "Quand j’ai ouvert Jedermann de von Hofmansthal, j’avoue que je n’avais pas beaucoup d’espoir de trouver dans une pièce de théâtre un texte qui conviendrait à un cycle de lieder". Les "Quatre Chants sérieux" terminent ce parcours vocal avec une profondeur indéniable où Johannes Brahms (1833-1897) se retourne sur sa vie passée pour contempler, avec douleur, les pertes de ses proches, comme notamment celle, déchirante et imminente, de Clara Schumann. Le Baryton-Basse Hanno Müller-Brachmann offre la chaleur de sa voix puissante à ces pages éternelles. Accompagné, avec finesse et ferveur à la fois, par le pianiste Hendrik Heilmann, il donne à ce SACD une dimension vibrante que l’on s’empressera de découvrir et de partager.

Jean-Jacques Millo

The theme of death is at the heart of these famous song cycles. “Kindertotenlieder” by Gustav Mahler (1860-1911) opens the program. “In this work, Rücker’s artistry allows him to sublimate his pain after the premature death of three of his six children,” informs us Thomas Seedorf. In the course of four hundred poems, Kindertotenlieder is the “most magnificent lamentation in world literature” (Hans Wollenschlãger). Next comes “Six Monologues by Jedermann” by the Swiss composer Frank Martin (1890-1974), who said: “When I opened Jedermann de von Hofmansthal, I must admit that I had little hope of finding in a play a text which worked for a song cycle.” The “Four Serious Songs” finishes this vocal journey with undeniable depth in which Johannes Brahms (1833-1897) returns to his past life to contemplate, with pain, the loss of close ones, most notably that, heart-wrenching and imminent, of Clara Schumann. The barytone-bass Hanno Müller-Brachmann offers the warmth of his powerful voice to these eternal pages. Accompanied, with both delicacy and fervor, by the pianist Hendrik Heilmann, Müller-Brachmann gives this SACD a vibrant dimension that one should hasten to discover and share.

Translation Lawrence Schulman

Visuel